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Le Heat a-t-il vraiment de quoi s’inquiéter lors de ce premier tour de chauffe qui a davantage un air d’apéritif pour l’ogre de Floride, plutôt qu’un trouble-fête solide comme les Warriors ou Celtics semblent proposer à leurs adversaires ? Les Bucks, c’est pourtant dommage, proposaient une équation et un bilan qui pouvaient faire peur à Miami sur le papier. En effet, en possédant un meneur au bord du All Star Game et du déménagement en la personne de Brandon Jennings, Milwaukee avait souvent fait perdre la tête à la bande de LeBron lors des derniers affrontements, ce qui laissait présager quelques nuages au-dessus de la tête de Mario Chalmers. L’autre arme fatale se positionnait dans la raquette avec un Larry Sanders bien placé pour le titre de meilleur progression, sorte de kangourou hyperactif qui n’a pas des mains de rêve mais des qualités athlétiques exceptionnelles à son poste, celui de pivot, qui fait toujours autant défaut chez le champion en titre.

Sauf que la franchise du Wisconsin s’est littéralement fait dessus en fin de saison, ne sachant pas comment garder le cap, abordant les PlayOffs avec la confiance de DeAndre Jordan sur la ligne des lancers. De l’autre côté du coup, l’odeur du sang et le regard de panique des pauvres biches du Nord n’ont pas laissé le Heat indifférent, écartant facilement son futur adversaire du premier tour il y a maintenant deux semaines à la maison. Le genre de victoire idéale pour le moral, même si on ne voit pas trop ce dont le Heat manque pour aller jusqu’en Finale. C’est bien, c’est beau, c’est Bosh : deux victoires rapides à la maison, un match grand maximum laissé aux Bucks, et retour en Floride pour signer le chèque-vacances. Merci pour l’apéro, burp.

Décidément, le “drame Hollywoodien” joué par les Lakers durant cette saison n’est pas près de s’arrêter : qui pensait qu’ils allaient, à la dernière journée de la saison, prendre la 7ème place de la conférence Ouest à Houston ? Qui pensait qu’à quelques jours de la fin de la saison, Kobe Bryant qui portait les Lakers à bout de bras, allait se blesser et rester indisponible pour une longue durée ? Maintenant, aurons-nous droit à un énième coup de théâtre: les Lakers, sans leur légende, peuvent-ils venir à bout des Spurs ? D’un autre côté, les Spurs vont-ils réussir à triompher d’un adversaire plutôt coriace quand leurs joueurs majeurs (Parker, Ginobili, Diaw…) sont affaiblis?